Présentation





Aurore opus 909
taille directe, marbre de Carrare
h. 23,00 x l. 58,00 cm
« Les sculptures de Milcovitch expriment un souffle unique de modernité et de tradition. Un principe créateur les relie organiquement, dévoilant le mystère de l'esprit caché dans la matière. Utilisant des formes sobres, elles observent toutes une règle de base : conserver la forme la plus pure, polie à la perfection pour faire justice à la pierre noble qu’est le marbre de Carrare. De la pureté " hermétique " de ses formes primordiales, à la beauté anthropomorphique des " Mémoires Antiques ", cette œuvre, dépourvue de tout caprice esthétique est un prolongement naturel des meilleurs, des plus grands exploits de l'Art Moderne ».
Constantin Roman
 


MIRCEA MILCOVITCH
sculpteur, peintre et dessinateur

Né dans le sud de l’ancienne Bessarabie, près de la Mer Noire, dans une famille de langue et culture russe. Le territoire, annexé à l'ancienne URSS se trouve actuellement en Ukraine. Sa famille émigre en Roumanie, où il fait des études d'Architecture et d'Arts Plastiques. Après les études, se consacre entièrement au métier de peintre, malgré les quelques contrats conclus avec le Studio Cinématographique de Bucarest en tant que peintre décorateur et de costumes. Dans un village isolé sur les contreforts des Carpates, fait de longs séjours de peinture « sur le motif », avec un groupe d'amis. Ce groupe finit par constituer l’un des principaux noyaux anticonformistes de rupture avec l’art officiel réaliste socialiste. Venu à Paris en 1968 à l’occasion d’une exposition officielle appelée "Six Jeunes Peintres Roumains", choisit l’exil. S’installe dans un petit atelier Rue du Montparnasse et commence à exposer. Peu de temps après, reçoit un studio d'artiste à la Cité des Arts, puis un atelier de la Ville de Paris. Roçoit la nationalité française cinq ans après son arrivée en France.
Pendant les premières années, à part la peinture, crée des estampes et les imprime en sérigraphie. Dès 1970, poussé par l’esprit dépouillé qu’avaient pris ses formes peintes et gravées, commence la sculpture. Pendant de longs séjours en Haute-Savoie travaille le schiste noir de Morzine et le marbre. Le choix d’un atelier de sculpteur à la Maison des Artistes de Nogent-sur-Marne en 1974 lui permet de s’y consacrer pleinement. Un peu plus tard, découvre Carrare et son royaume de marbre blanc. Partage actuellement son activité entre Paris et l’atelier installé dans la campagne à l’ouest de la capitale, mais fait aussi des séjours de taille à Carrare, plus précisément à Pietrasanta.

De nombreuses expositions personnelles ont eu lieu dans des galeries depuis 1968. Collabore étroitement avec les Éditions et la Galerie « La Tortue », les éditions « Empreinte » et la Galerie « La Pochade » (Alain Digard). Avec ces galeries, participe à des Foires Internationales d’Art en Europe et aux États-Unis. La Monnaie de Paris édite en bronze l'une de ses sculptures.

Des expositions personnelles ont eu lieu à l’étranger, avec les Galeries Jan De Maere (Bruxelles), Paul Zuta (Wiesbaden), Cegrac à la Corogne (Espagne), puis à Aarhus (Danemark), Caracas (Venezuela). Participe aux expositions de groupe, aux salons, notamment le Salon de la Jeune Sculpture, Grands et Jeunes d’Aujourd’hui et plus récemment le Salon d’Automne.

A réalisé aussi des « bijoux d’artiste », la Monnaie de Paris a édité plusieurs de ces « sculptures portables ». Très longue collaboration avec la « Galerie 9 », 9 rue Jacob à Paris. Ses œuvres se trouvent dans beaucoup de collections privées en France et à l’étranger, ainsi que dans des collections officielles. La Bibliothèque Nationale conserve une collection d’estampes. Œuvres achetées par le Fond National d’Art Contemporain de l’État français, par la Ville de Paris, la Préfecture des Hauts de Seine, le Musée de Grenoble. Reçoit en 1977 le Prix Fénéon de l’Académie de Paris (Sorbonne) pour son œuvre sculptée. Prix des Métiers d’Art de Val de Marne en 1986.
 
Réalise quelques sculptures monumentales pour des Groupes Scolaires à Meaux et Melun, dans la région parisienne. Une série de sculptures est conçue comme poignées de porte pour le siège du Ministère de la Culture Rue Saint Dominique à Paris. Une affiche pour le Ministère de la Qualité de la Vie en 1975. Crée deux sculptures en marbre de Carrare pour le hall de l’Ambassade de Corée du Sud auprès des Communautés Européennes, à Bruxelles. En 1991, la Ville de Versailles lui commande une sculpture monumentale pour son nouvel Espace d’Art Contemporain, et lui organise avec cette occasion une grande rétrospective, « Milcovitch – 20 ans de sculpture ». Réalise deux sculptures monumentales en marbre blanc de Carrare pour une collection privée à Sao Paolo, au Brésil, en 2003. Une sculpture en pierre se trouve dans la collection de l'Ambassade de France à Bucarest.
 
Exposition personnelle de 54 marbres blancs de Carrare (série appelée « Métamorphoses ») en 2004 à la Galerie Sparts, Paris. Rétrospective de sculptures et dessins, portant le nom « Formes et Forces », organisée par la Ville de Boulogne-Billancourt en 2007. Rétrospective « Milcovitch - Formes et Signes » organisée par la ville de Dreux en 2009. Choix de sculptures, peintures et dessins dans l’exposition sur le thème « L’art et l’Oeuf » au Musée de la même ville (mars-octobre 2010) Travaille actuellement sur une série en schiste noir poli, pour une future exposition qui s’appellera « Oeuvre en noir ».

Ayant formé de jeunes artistes dans son atelier, il fut préoccupé par la transmission du « métier » et de l’acquis artistique, ainsi que par la possibilité d’élaboration d’une méthode d’enseignement moderne. Invité dans les années 80 par Pierre Gaudibert — alors directeur du Musée de Grenoble — pour enseigner la sculpture et le dessin à l’École des Beaux-Arts de Grenoble, il expérimente parallèlement un cours de Symbolique de la Forme. Consacre pendant quelques années un peu de son temps aux ateliers du Centre G. Gorse de Boulogne, ensuite au Centre Landowski. Avec la vive participation des élèves, il y applique avec passion une méthode personnelle d'enseignement, qui sera rédigée prochainement.

Ses études sur la symbolique ont abouti à la publication de l'ouvrage « Des Symboles Universels à la Spiritualité Chrétienne » paru en 1991 aux Editions Retz, Paris. Un essai appelé « Le Combat Spirituel au XXe siècle » est paru en 2002 dans « Hybris », Éditions L’Age d’Homme, Paris-Lausanne.

Un court métrage vidéo sur son travail a été réalisé par Nonobstant Production-B.P.L. Paris (1993-1994).