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Portraits symboliques
Devant la beauté des modèles qui m’avaient servi pour ces quelques portraits « symboliques », je n’avais aucun autre choix que de redevenir « ancien », devenir un peintre de la Renaissance. Avec la technique, j’avais aussi retrouvé des réflexes vieux de plusieurs siècles, même dans la pensée et le comportement, et malgré le temps passé, ils me paraissaient familiers comme si cette partie de l’Histoire ne faisait que commencer. Et bien plus, rien n’y semblait encore entamé… Les modèles l’avaient sans doute senti, car elles adoptaient de nobles tenues comme en attendant que des princes vaillants viennent les ravir, les enlevant là, devant moi, sans que je sache comment m’y opposer.
Ma tâche, humble au départ, était devenue terrible, je me sentais l’initiateur d’un rituel sacré qui correspondait si peu avec la réalité. Mais de quelle réalité pouvait-il être question ? Lorsque je me rappelle combien de béatitude pouvaient contenir les instants, si inspirés, pendant ce travail, béatitude directement issue de la beauté des modèles — car ce n’étaient qu’elles que j’avais devant moi pour réalité — je me demandais : pourquoi n’avais-je eu la chance de vivre dans une autre vie où j’aurais eu le talent et la force d’accomplir des merveilles semblables à celles des grands peintres de ces époques mythiques.
Ce n’est pas à l’époque de ces portraits que j’avais commencé à lire et à réfléchir sur le « beau », sur la beauté, mais bien avant. Moins pour savoir ce qui fait que les corps soient beaux, que de savoir comment la beauté peut toucher l’âme. Comment la beauté de chacun des êtres beaux se relie à un principe, à une beauté unique. Comment cette beauté – principe se manifeste dans les corps, pourtant différents les uns des autres. Et pourquoi se concentre-t-elle surtout dans le visage, et plus encore, dans le regard ? Lorsque ces portraits ont été peints, j’avais déjà les réponses à ces questions, ce qui faisait que j’étais encore plus subjugué par la beauté des modèles.
Ma tâche, humble au départ, était devenue terrible, je me sentais l’initiateur d’un rituel sacré qui correspondait si peu avec la réalité. Mais de quelle réalité pouvait-il être question ? Lorsque je me rappelle combien de béatitude pouvaient contenir les instants, si inspirés, pendant ce travail, béatitude directement issue de la beauté des modèles — car ce n’étaient qu’elles que j’avais devant moi pour réalité — je me demandais : pourquoi n’avais-je eu la chance de vivre dans une autre vie où j’aurais eu le talent et la force d’accomplir des merveilles semblables à celles des grands peintres de ces époques mythiques.
Ce n’est pas à l’époque de ces portraits que j’avais commencé à lire et à réfléchir sur le « beau », sur la beauté, mais bien avant. Moins pour savoir ce qui fait que les corps soient beaux, que de savoir comment la beauté peut toucher l’âme. Comment la beauté de chacun des êtres beaux se relie à un principe, à une beauté unique. Comment cette beauté – principe se manifeste dans les corps, pourtant différents les uns des autres. Et pourquoi se concentre-t-elle surtout dans le visage, et plus encore, dans le regard ? Lorsque ces portraits ont été peints, j’avais déjà les réponses à ces questions, ce qui faisait que j’étais encore plus subjugué par la beauté des modèles.

Marielle (opus 1981.03) huile sur toile 54x81 cm

Anne (opus1981.04) huile sur toile 54x81 cm

Catherine (opus1983.14) huile sur toile 54x81 cm

Ludivine (opus 1982-19) huile sur toile 54x81 cm
VOS IMPRESSIONS ? N’OUBLIEZ PAS LE « LIVRE D’OR »…